___ ICI, GISENT JULIE & CAROLINE ___

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...

Et en sept ans, il s'en passe des choses

# Posté le lundi 07 juillet 2008 15:42

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 16:35

ONBPALA - Alfred de Musset









PERDICAN
Sais-tu ce que c'est que des nonnes, malheureuse fille ? Elles qui te représentent l'amour des hommes comme un mensonge, savent-elles qu'il y a pis encore, le mensonge de l'amour divin ? Savent-elles que c'est un crime qu'elles font, de venir chuchoter à une vierge des paroles de femme ? Ah ! comme elles t'ont fait la leçon ! Comme j'avais prévu tout cela quand tu t'ès arrêtée devant le portrait de notre vieille tante ! Tu voulais partir sans me serrer la main ; tu ne voulais revoir ni ce bois, ni cette pauvre petite fontaine qui nous regarde tout en larmes ; tu reniais les jours de ton enfance ; et le masque de plâtre que les nonnes t'ont plaqué sur les joues me refusait un baiser de frère ; mais ton coeur a battu ; il a oublié sa leçon, lui qui ne sait pas lire, et tu es revenue t'asseoir sur l'herbe où nous voilà. Eh bien ! Camille, ces femmes ont bien parlé ; elles t'ont mise dans le vrai chemin ; il pourra m'en coûter le bonheur de ma vie ; mais dis-leur cela de ma part : le ciel n'est pas pour elles.

CAMILLE
Ni pour moi, n'est-ce pas ?

PERDICAN
Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : “ J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. ”














Je l'aime ...





ONBPALA - Alfred de Musset
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 15:57

Caroline s'en retourne à ses desseins ascétiques ... À moi Lima !

15.12.2OO7 ...

Soirée déprime en perspective. Visite surprise d'Antoine et Maxime avant qu'ils ne prennent la route en direction de la soirée d'anniversaire de Camille. Arrivant à convaincre père et mère, nous partons tous à Planques dans le but de rejoindre nos compères en liesse. Comme de coutume cet été, verres sur verres et taquineries sur taquineries : c'est enfin le grand plongeon qui exalte tous les sens, celui qui fait que l'on se sent appartenir à l'autre, qui fait que l'on se sent désiré(e) et aimé(e), qui fait que l'on se pose cette question, LA question "est-ce que je l'aime, est-ce qu'il est fait pour moi, est-ce qu'il se sent prêt à être avec moi ?". Question qui traverse l'esprit dès le premier baiser, les premiers regards tendres et les premières caresses. Puis nous nous sommes implicitement dit "Allez, on s'lance". Le lendemain, lorsqu'il a fallu que l'on se quitte, que l'on se dise "Au-revoir", je me suis approchée doucement vers ses lèvres tant désirées dans le but de nous quitter sur de bons souvenirs et de lui faire comprendre que je tenais fermement à en construire de nombreux encore et encore. C'est à ce moment là que tout à commencé. C'est à ce moment là qu'il a commencé à être moi et moi à être lui ...

Quatre mois plus tard, nous étions en séjour à Paris, nous nous sommes étreint de la façon la plus forte qu'il puisse être. Il m'a demandé de lui jurer un amour éternel, une appartenance à lui pour toujours. Souhait que j'ai accepté le sourire aux lèvres et les joues rosies de gêne, de timidité et de joie. Jamais je n'ai aimé comme cela, et jamais je n'avais été aimée à ce point ! Au point que l'on veuille de moi tout au long de sa vie, tout au long des vicissitudes de la vie !

Je n'ai de cesse de l'aimer et bien qu'il s'en ai fallu de peu pour que je le perde, je l'aimais d'autant plus, il me manquait d'autant plus, je pensais à lui d'autant plus ... et je pleurais de plus en plus ... Malgré le fait qu'il me soit revenu, qu'il allègue "Je t'aime" sur "Je t'aime" et que je lui manque, je ne comprends pas pourquoi il est de nouveau mien. J'ai le sentiment de lui être un poids, de l'ennuyer, de lui être sans le moindre intérêt. Je pleure encore dans mon lit ou silencieusement au téléphone lorsqu'il me parle de sa voix douce, grave et sensuelle à la fois. Mais je fais comme si de rien n'était. Je tiens juste à ce qu'il soit heureux, avec moi si possible et si ce n'est pas le cas et bien tant pis pour moi. Qu'il soit heureux et épanoui , c'est le principal.


Je l'aime.
Caroline s'en retourne à ses desseins ascétiques ... À moi Lima !
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 17:25